Louis-Gilles Pairault, auteur et chercheur

BILLETS D'OPINION

Retrouvez ici mes billets d'opinion sur différents sujets :

"Va donc faire un tour en Corée du Nord… (et tu cesseras de te plaindre) !"

Kim Yo-jong, La jeune soeur du président nord-coréen

"Va donc faire un tour en Corée du Nord… (et tu cesseras de te plaindre) !"

4 février 22

Oui, on l’entend souvent, cette remarque. Et j’y ai eu droit récemment lors d’un dernier billet. « Va donc voir comment ça se passe en Corée du Nord, et tu cesseras de te plaindre », m’a écrit un vieil ami (vieux au sens de notre amitié, pas de son âge ; j’en profite pour le saluer).

La Corée du Nord ?

Quelle célébrité pour cette nation somme toute bien petite et bien lointaine vue d’Europe ! Personnellement je ne connais que celle du Sud, qui est en effet un pays dynamique et attractif à la population aimable et accueillante, au patrimoine prestigieux et à la nature superbe.

Il paraît que c’est encore plus beau au Nord. Il paraît même (ou est-ce un lieu commun véhiculé par les Sud-Coréens ?) que les femmes y sont particulièrement belles.

Mais ce n’est pas pour la beauté de ses paysages ni de ses femmes, qu’on cite si souvent la Corée du Nord.

(Ca viendra peut-être mais ce n’est pas encore le cas. Même si c’est incontestablement regrettable).

C’est (et je suis sûr que vous vous en doutez) à cause de sa dictature.

Pourtant, en terme de libertés publiques, n’y a-t-il aucun autre exemple à donner ? Vraiment aucun Etat à citer, entre la République française et la République populaire démocratique de Corée ? Pas de gradation dans l’Etat de droit, la liberté de l’information, la liberté d’expression, le respect des citoyens ?

Amnesty international, Reporters sans frontières, et bien d’autres organisations non gouvernementales, font pourtant de nombreux classements qui montrent bien qu’il peut y avoir une gradation, parfois assez fine, entre les différents Etats.

Les médias ne sont pas en reste pour nous rappeler ainsi la place de la France dans le classement de la liberté d’expression, de la liberté de presse, de l’indépendance de la justice…

Alors, pourquoi citer encore la Corée du Nord ?

Cela me fait penser aux anciens qui disaient (paraît-il) en rouspétant sur l’inconséquence des jeunes : « ce qu’il nous faudrait, c’est une bonne guerre ».

(J’écris « paraît-il » parce que moi, je ne jamais l’ai entendu, et je ne l’ai lu que dans les caricatures post-soixante-huitardes de Charlie Hebdo ou de Fluide glacial… )

Oui, la Corée du Nord, pour le côté dissuasif, c’est assez efficace, évidemment. C’est un peu le missile nucléaire (c’est le cas de le dire) de la dissuasion politique.

Imaginons un de nos ministres, qui à chaque mesure liberticide, dirait en terminant son annonce :

-          « Confinement à la maison pendant deux mois, avec interdiction de sortir de chez vous plus d’une heure par jour et à plus d’un kilomètre. Bon, vous préférez être en France ou en Corée du Nord ? »

-          Euh… Euh… J’avais bien quelques questions… Mais posé comme ça, évidemment, restons en France.

-          «  Couvre-feu après 19h tous les jours. Bon, vous préférez être en France ou en Corée du Nord ? »

-          Bon, euh… Restons ici, d’accord, mais vous croyez que ça vous durer longtemps ?

-          « Interdiction de circuler sans passe. Bon, vous préférez être en France ou en Corée du Nord ? »

-          Ah… j’avais des objections, mais évidemment, si vous le prenez comme cela, de toute façon si on peut plus se déplacer la question ne se pose même plus ! ».

-          « Suspension sans salaire des travailleurs en contact avec le public qui n’ont pas le passe vaccinal. Bon, vous préférez être ici ou en Corée du Nord ? »

-          Ah… Euh… Ben si vous le prenez comme cela, je préfère toujours rester en France ».

-          « Censure des informations sur les réseaux sociaux contraires à la politique du gouvernement en matière sanitaire. Bon, vous préférez être ici ou en Corée du Nord ? »

-          Euh… Euh… C’est une vraie alternative, là ? Parce que la Corée du Nord, après tout, il paraît que les Nord-Coréennes sont très jolies… ».

Citer en exemple la Corée du Nord, c’est un peu « point Goldwyn » de l’Etat de droit (vous savez, c’est cette théorie qui veut que dans un débat, il y a toujours un moment où l’en vient à comparer avec Hitler et le nazisme : c’est déprimant, fatigant et réducteur).

L’affaiblissement de l’Etat de droit, c’est une question de degrés, de subtiles régressions, souvent cachées. Tous les Etats ou presque ont des cours de justice, des assemblées élues, une constitution, des élus locaux, et de nombreux fonctionnaires qui appliquent la législation. Tous ne sont pas des Etats de droit...

L’Etat de droit est comme du sable qu’on prend entre les doigts : il s’amenuise progressivement, imperceptiblement, il semble encore là, mais il est de plus en plus léger, de plus inconsistant…

Il n’est pas acquis. Il faut le défendre. A tous moments. Empêcher qu’il s’affaiblisse. Empêcher que la liberté devienne une « variable d’ajustement ». On peut (ou on devrait pouvoir…) en parler. S’inquiéter. Alerter. Sans être aussitôt sommé de choisir entre son pays et… la Corée du Nord.

Aussi belles que soient, par ailleurs, les Nord-Coréennes.

Quand la France était un Etat de droit

 

 Quand la France était un Etat de droit

24 janvier 2022

J'ai longtemps cru que je vivais dans un état de droit. Une « démocratie » disaient d’autres, mais moi, j'aime bien l'expression « État de droit ».

 

Je trouve qu’elle exprime que chacun à des droits,  que chacun est protégé par ses droits de l'omni-présence de l'État, de son l'autoritarisme, de ses exactions.

Cet « Etat de droit »,  j’y croyais, moi ! J’y ai consacré une partie de ma vie, j’y ai cru, c’était une des motivations qui m’ont conduit à vouloir devenir fonctionnaire, eh oui ! pour servir l’Etat de droit.

Eh oui. Lectrice, lecteur, ne te moque pas.

 

Et même, modestement à m place, je crois que je l’ai même défendu, protégé, que j’ai travaillé à le consolider et à en appliquer les lois parfois dures (‘dura lex, sed lex’) , parfois obscures – mais dont l’esprit était toujours, croyais-je alors comme bien d’autres, la défense de l’ « Etat de droit » et des libertés publiques des citoyens.

 

 

Je me revois, il y a peu, encore, expliquant à mes étudiants que nous avions la chance de vivre dans un temps démocratique et dans un « Etat de droit », où la loi était la même pour tous, où l’autorité était exercée par des fonctionnaires soucieux de la légalité et l’équité, où les libertés publiques étaient garanties, où les recours contre les injustices étaient arbitrés par des tribunaux imparfaits sans doute, mais du moins impartiaux.

 

J’y croyais, et je travaillais à en persuader les autres.

Je me revois, et rétrospectivement, et l’homme que j’étais me fait sourire avec un peu de tendresse et beaucoup d’amertume.

 

Parce que tout cela, c'était avant.

Avant le confinement, les couvre feu, les masques obligatoires, les passes requis pour toutes les activités sociales, la violation incessante du droit du travail et de la vie privée, les déplacements contrôlés, les travailleurs suspendus sans traitement, la maltraitance des enfants, les menaces proférées par les plus hautes autorités de l’Etat contre certains citoyens.

 

Toutes ces libertés publiques, ces droits les plus élémentaires, bafoués, balayés, ignorés.

La liberté la plus élémentaire devenue une variable d’ajustement, une option facultative et révocable.

Et les fonctionnaires qui appliquent, et les juges qui se taisent.

 

Eh bien, moi, j’y croyais, avant, à l’ « Etat de droit ». J’y croyais. Mais ça, c’était avant.

 

 

L'écriture inclusive, c'est ringard ! Osons la féminisation complète

 

L’écriture inclusive, c’est ringard ! Osons la féminisation complète

20 décembre 2021

Depuis quelques temps, de plus en plus de textes écrits supposément en français sont curieusement ponctués (certains diraient : parasités), conséquence d’un engouement subit mais bien réel pour l’écriture dite inclusive.

Ces points, ah ! ces points (et ces tirets).

Le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne facilitent pas la lecture. Ces points et ces tirets au millieu des mots existent dans d’autres langues (le catalan par exemple), mais pas en français, à part dans quelques usages bien connus, et qu’on appelle « trait d’union ».

On peut le regretter… mais c’est ainsi !

J’ai longtemps regretté, moi aussi, que le français ne connaisse pas (ou plus) certains usages que pratiquent d’autres langues.

J’ai ainsi longtemps regretté l’absence en français de déclinaisons…

– Mais si, cela vous dit sûrement quelque chose si vous avez fait un peu de latin ! Le nominatif, l’accusatif, le génitif : rappelez-vous : rosa, rosam, rosae… –

les déclinaisons, donc, qui pourtant étaient encore utilisées en « moyen français » (le français du Moyen-Age), et ont disparu, alors qu’elles existent encore dans des langues aussi parlées que l’allemand ou le russe.

C’est dommage, je trouve, mais c’est comme ça : ça n’existe pas en français.  C’est comme les points et les tirets médians promus par l’écriture inclusive : certains trouvent que c’est dommage, mais c’est comme ca : ça n’existe pas en français.

(Certains esprits grognons avancent qu’ils rendent les phrases illisibles, et l’écriture et l’orthographe encore plus incompréhensibles, alors que pour l’avenir du français il faudrait faire l’inverse ! Mais je n’aurai pas ces réflexions chagrines).

 

Je me dis seulement qu’ils seraient bien arrogants, les citoyens français, de penser que ce sont les institutions françaises qui doivent dicter le règles orthographiques aux francophones de toute la planète !

Imagine-t-on, je ne sais pas, le Chili changer les règles d’orthographe de la langue espagnole, ou bien la Suisse celles de l’allemand ? On se dirait que bien d’autres pays auraient leur mot à dire…

Eh bien la France n’est qu’un pays francophone parmi beaucoup d’autres, et ce n’est même plus le plus peuplé du monde (d’après mes informations, c’est le Congo démocratique qui occupe cette place).

Mais forcément, critiquer l’écriture inclusive lorsqu’on est un mâle (et un « mâle blanc » qui plus est, même si c’est pour prendre le Congo démocratique en exemple), c’est se rendre aussitôt suspect de machisme, de racisme (voire risquer de se faire extrême-droitiser illico).

 

Alors pour montrer que ce n’est pas le cas, que c’est l’amour de la langue française qui me guide, et non le mépris des femmes ! Voici une vraie proposition : osons féminiser. Pour de bon. Assez de réformettes, de demies mesures, de graphies intermédiaires, assez d’eau tiède. Osons féminiser.

Je m’explique. Plutôt que d’introduire des points et des tirets peu lisibles et indubitablement incorrects d’un point de vue orthographique, et si on accordait tout simplement la priorité au genre féminin ?

Le mouvement « Podemos » en Espagne (un mouvement politique pas particulièrement réactionnaire, soulignons-le) a en partie mis en place ce principe dans son slogan utilisé lors des élections de 2019 : « Unidas Podemos » (« Unies, nous pouvons le faire »).

Adieu les « celles et ceux », adieu les « électrices et les électeurs », adieu les « conservatrices et conservateurs » (je cite cette exemple par déformation professionnelle, conservateur – du patrimoine – j’en suis un !).

Disons plutôt : « celles », « les électrices », les « conservatrices ». Enfin une réforme vraiment féministe (et respectueuse de l’orthographe) !

(Si je ne craignais pas que cet argument soit trop masculin pour l’esprit de cette tribune, je suggérerais même qu’il y aurait même une certaine élégance , assez française, assez conforme à l’esprit de notre civilisation, à laisser la priorité aux femmes…) 

En tous cas, ce serait mieux que ces nouvelles graphies qui enlaidissent nos mots et nos phrases, non ?.

Et pourquoi pas ?

« Merci à toutes » (plutôt que « merci à tous.tes », si je ne me trompe pas dans cette nouvelle doxa qui transforme en cancres ceux qui croyaient connaître l’orthographe)

Je remercie chacune de m’avoir lu (plutôt que « Je remercie chacun.e de m’avoir lu »)

 « Chères lectrices » (plutôt que « cher-ères lecteur.rice.s »)

Je vous souhaite de bonnes fêtes de Noël à toutes (Plutôt que « bonnes fêtes de fin d’année à tout.e.es »)

 

Vive l'Outre-mer et vive la Nouvelle-Calédonie française !

 

 Vive l'Outre-mer et la Nouvelle-Calédonie française !

9 décembre 2021

On ignore beaucoup trop l’outre-mer. En écrivant cela, je précise que je n’ai, pour ma part, aucun lien personnel ou familial avec les territoires et départements d’outre-mer.

J’écris cela simplement parce que je le pense – et que je la ressens, cette ignorance, ce mépris pour ces extraordinaires territoires et nos compatriotes qui y vivent et en sont issus.

L’Outre-mer, c’est une dizaine de territoires, aux atouts variés et nombreux. Certains sont immenses (la Guyane fait plus de 80 000 km², soit plus que bien des Etats européens !).

D’autres sont très peuplés (la Réunion compte près d’un million d’habitants).

D’autres encore disposent de richesses environnementales et naturelles de premier plan (tel le sous-sol de la Nouvelle-Calédonie).

Tous enfin contribuent à ce trésor dont nous n’avons encore que partiellement conscience : ce domaine maritime français, immense, qui est l’un des deux plus vastes au monde. Au monde !

A ces richesses objectives, il faut ajouter la beauté des paysages, la variété des histoires, des cultures, des langues et des traditions issues de ces territoires. Beaucoup de Français de métropole connaissent cette richesse, ne serait-ce qu’en côtoyant leurs collègues, voisins et amis qui en sont issus et sont venus s’établir et travailler en métropole.

Et pourtant ces vastes et riches territoires français, leurs trésors et leurs populations sont bien trop souvent ignorés, méprisés - ou à tout le moins méconnus en métropole.

J’en veux pour preuve, parmi beaucoup d’autres, La suppression de l’excellente chaîne de télévision France Ô (que je regardais fréquemment avec intérêt), dans l’indifférence presque générale.

 

Peut-être n’est-ce là que l’effet amplifié de ce mépris inconscient (et ancien !) des Parisiens pour les provinciaux ?

L’outre-mer, c’est encore plus loin que l’Aquitaine ou la Provence, encore plus loin que Nice ou la Corse… Loin des yeux, loin du cœur, ces territoires sont méprisés  -  ou plus exactement ignorés.

L’outre-mer, au mieux, pour bien des habitants des grandes métropoles de… métropole, c’est au mieux une destination de vacances bien agréable en hiver. Le fameux « au soleil », avec son cortège de clichés un brin néo-coloniaux.

Ce n’est pas très différent, quand on y pense, de ce que représente la « province » pour le Parisien : éventuellement une lointaine origine familiale ; parfois le lieu d’une résidence secondaire ; souvent seulement un lieu de vacances, où les prix sont plus bas qu’à Paris, les gens plus lents et où les modes n’arrivent qu’avec retard.

Provinciaux qui me lisez, vous reconnaissez-vous ?

L’outre-mer, ce serait donc un peu ça : encore un peu plus loin que la province, encore un peu plus loin que Nice, Marseille ou la Corse !

Avec, en plus, un peu de mauvaise conscience plus ou moins assumée, parce que la plupart de ces territoires sont marqués par une histoire évidemment coloniale que beaucoup ne savent comment regarder en face.

Bien sûr que ces territoires sont en partie issus d’une histoire coloniale. L’histoire de l’Europe et du monde est tragique, celle de l’Outre-mer l’est aussi.

L’histoire des provinces de métropole ne l’est pas moins, et bien des pages de l’histoire de la Bretagne, de l’Alsace ou du comté de Nice sont là pour le rappeler…

Affronter l’histoire en face, et ensemble, ce serait aussi reconnaître à nos compatriotes et aux territoires et départements d’outre-mer toute la place à laquelle ils ont droit.

Et pour ma part, je voudrais leur exprimer aussi l’attachement, je dirais même de l’affection que j’éprouve à leur égard.

Ne vous y trompez pas : ce texte n’est nullement un discours politique, mais une déclaration d’amour… et je le dis :

Vive l’Outre-mer !

Et j’ajouterai aussi (à l’approche d’un troisième référendum décisif), et parce tout n’est pas qu’une question de richesses minières ou d’intérêts stratégiques, mais aussi d’amour) :

Vive la Nouvelle-Calédonie française !

La "page blanche" : un stéréotype raciste ?

La "page blanche" : un stéréotype raciste ?

21 octobre 2021

 

Se remettre à écrire : c’est plus facile à dire (enfin, à écrire), qu’à faire (enfin, à écrire aussi). On pensera, on dira (on écrira) ce qu’on voudra, ce n’est pas simple de maintenir le rythme de l’écriture. Ca demande une rigueur bien réelle, une discipline de fer, une organisation implacable, et autres formules du même type. Faute de quoi, la page blanche n’est jamais loin.

La page blanche… En contemplant la mienne, de page blanche, et j’en ai eu plus d’une fois l’occasion ces derniers temps, j’ai reconsidéré le terme lui-même de « page blanche » à l’aune de l’actualité récente des débats d’idées. Or, c’est peu dire que les questions de couleur (de peau, certes, pas de page) sont sur le devant de la scène, surtout quand ces couleurs sont le blanc et le noir.

(Certains habitués des pratiques artistiques feront aussitôt observer avec justesse que le noir passe pour ne pas être une couleur ; ce serait une juste observation, mais ça dévalorise encore une fois la couleur noire, et je n’ai pas besoin de ça dans la problématique que j’aborde aujourd’hui, on va le voir).

 

Revenons à la page blanche. Blanche, pourquoi la page serait-elle « blanche » ? N’y a-t-il pas là un référentiel racial, voire raciste ?

Ca ne serait pas impossible, et par les temps qui courent, cela vaut le coup de se le demander.

Alors, est-ce que le fait, pour une page, d’être « blanche », est caractéristique d’un privilège (et donc, dans une conception raciste, d’un privilège attaché aux personnes perçues comme « blanches ») ?

Voyons, voyons. Il me semble au premier abord qu’une page blanche n’est pas spécialement un compliment, pour la page en question. Etre blanche, en l’occurrence, c’est ne rien avoir, ne rien porter, ne rien apprendre. Comme le destin d’une page est d’être remplie de lettres et de mots, le fait de ne pas en avoir n’a rien de valorisant, bien au contraire.

Bon. Donc la page blanche n’a pas l’air d’être un stéréotype raciste évoquant la domination européenne sur les peuples colonisés. On peut continuer à l’utiliser (même quand on est soi-même Européen, ce qui est mon cas).

Ouf !

Au fond, et si la page blanche s’appelait ainsi simplement parce qu’objectivement, c’un morceau de papier (une feuille) de la couleur la plus fréquemment utilisée pour le papier, qui est… le blanc.

 

Fin de l’inquiétude. Je peux continuer à parler de « page blanche » et du syndrome qui va avec. Même si grâce à cette inquiétude, j’ai pu en remplir une, justement (de page blanche).

 

PS : Mais attention ! me souffle mon esprit de contradiction : ce n’est pas parce que la page « blanche » n’a pas de connotation raciste à première vue pour un esprit simpliste… qu’elle n’a pas une connotation raciste cachée. « impensée », comme on dit.

Aïe. Alors, voyons, raisonnons par opposition : que serait le contraire d’une page « blanche » ?

Euh… Une page « noire », non ?

Aïe, aïe, aïe !

Une « page noire » ? !

Une « page noire », c’est un événement ou une série d’événements affreux, dommageables, criminels et ineffaçables.

 Une « page noire », de l’histoire de France, par exemple, ce serait : les déportations sous l’Occupation allemande, les massacres de septembre 1792 pendant la Révolution, le sac du palais d’Hiver de Pékin en 1860. C’est épouvantable, une page noire !

Et du coup… Le doute nous assaille à nouveau !

Opposons page noire et page blanche. Si la page noire est quelque chose d’affreux et d’irréparable –  alors que la page blanche n’est, somme toute, que quelque chose de juste pas terrible, mais d’assez facilement réparable (une page blanche, avec un peu de travail, même si le texte est mauvais, ça se remplit : ces lignes en sont la preuve)…

… Alors n’y a-t-il pas un impensé raciste, un peu dissimulé, certes (c’est le propre des impensés), mais néanmoins bien raciste, dans cette expression de « page blanche » que j’utilisais naguère sans vergogne, presqu’avec insouciance ?!

Aïe aïe aïe. Je vais y réfléchir à deux fois avant d’utiliser à nouveau l’expression « page b*** ».

Raison de plus pour reprendre au plus vite le rythme quotidien de l’écriture (et la question de la page b*** ne se posera plus).

Merci encore de m’avoir lu. Normalement, demain, si tout va bien, je continue.

 

Voici des mois que je n'arrive plus à écrire

Voici des mois que je n'arrive pas à écrire.

18 octobre 2021

 

Voici des mois que je n’arrive pas à écrire. Que je n'arrive plus à écrire. Manque de motivation, manque de temps, sollicitations permanentes, interventions des proches… les raisons  - les prétextes ? - sont nombreux. Il en est certains qui me marquent particulièrement: quoi écrire ? Et pourquoi écrire ? Que faut-il écrire maintenant, et à quoi bon ?  Pourquoi, pour faire quoi, pour avoir quelle action sur le monde ?

 

Bonnes questions dont je n’ai pas les réponses.

 

Et puis, plus prosaïquement (c’est le cas de le dire), je cherche un sujet.

Bien sûr, j'ai plein de sujets possibles sur lesquels j'ai quelques notes, des manuscrits inachevés (dans le meilleur des cas), le plus souvent des projets griffonnés, des plans et des argumentaires, inaboutis...

Je pense que tous les gens qui se piquent d'écrire en ont comme moi.

Dans des genres littéraires variés, d’ailleurs.

Naguère, comme certains le savent peut-être, c'était le roman historique qui m’habitait. J’avais plein de théories – que je ne renie pas – sur la grandeur et l’utilité du roman historique pour agir comme une passerelle entre la recherche scientifique et le grand public.

Assez récemment, j’ai voulu écrire un roman policier, une dizaine de chapitres en sont écrits déjà.

J’avais aussi caressé le projet d’un essai historique sur l'identité sur la France… et même celle d’une histoire de France (en toute simplicité).

 

Bien sûr les arguments qui m'arrêtent sont légion et ils sont bien connus :  la peur de l'effort (comme tous ceux qui veulent écrire), peur de ne pas y arriver, peur de ne pas terminer, peur de manquer d'inspiration... et même peur de ne pas être accepté par un éditeur (une peur récurrente, comme une épée de Damoclès qui plane au-dessus de la tête, même si on termine son texte, même si on en est content, il faudra encore l’envoyer, le discuter, le défendre, essuyer des silences ou des refus polis…).

Et pire encore, j'ai peur que même si j'y arrive, même si l’éditeur est content et le livre publié, même si les lecteurs sont au rendez-vous… le plus sévère des lecteurs, c’est-à-dire moi-même, trouve que ce soit mauvais

 

Des peurs classiques, en somme.

Mais plus encore et plus récemment, je m'interroge sur ma légitimité à écrire.

Que pourrais je apporter de plus ?

On sait que tout est réécriture, bien sûr.

Je le savais depuis que j'ai commencé à vouloir écrire, mais de nouveau cette angoisse me taraude et m'empêche d'écrire.

Les ombres des grands anciens (et de certains contemporains peut-être), qui ont écrit des livres si remarquables et si définitifs… A quoi bon vouloir les imiter? A quoi bon vouloir redire moins bien ce qu’ils ont écrit brillamment, même si c’était il y a cent ans ?

Que pourrais-je apporter moi de plus? quel est mon originalité, et même ma légitimité ? Qui va s'intéresser à ce que je pourrais bien vouloir raconter ?

 

Je n'ai pas répondu à toutes ces questions. Et parmi les sujets qui m'intéressent, parmi mes projets inaboutis, je n'ai pas choisi celui auquel je pourrais m'intéresser à nouveau.

Mais j ai lu hier sur un blog un conseil tout simple pour ceux qui sont habités par le fameux syndrome de la page blanche.

Un  conseil basique : si vous voulez vous remettre à écrire, eh bien il faut commencer par... écrire.

Se forcer à écrire.  C'est comme pour le sport, les courses ou le ménage (ou bien plus poétiquement, c’est comme faire ses gammes quotidiennement même si on n’en a pas envie).

La fameuse phrase 'L'appétit vient en mangeant', ai-je lu, s appliquerait même à l'écriture.

Même si ça vous semble sans intérêt, même si vous n'avez pas envie, même si vous ne savez pas quoi écrire, eh bien écrivez. Même si c’est seulement cinq minutes par jour, écrivez. Le goût d’écrire (et l’inspiration) reviendront peu à peu, comme l’appétit.

Alors voilà, c est ce que je fais.

 

Et au fond, ça marche.

Je viens de passer cinq minutes - un peu plus même ! - à écrire.

Je doute fort que ce texte soit très intéressant, mais ça fait longtemps que je n'avais pas écrit autant de lignes à la suite.

Alors courage ! J'ai fait ma page d'écriture.

Et grâce à vous, j’ai même des lecteurs… Merci de m'avoir lu.

Demain si tout va bien, je continue.

Même si je n'ai aucune idée du sujet dont je vais parler, ni aucune envie particulière d'en parler.

Commémorer les 200 ans de la mort de Napoléon : la fausse querelle

20 avril 2021

Le bicentenaire de la mort de Napoléon Ier, le 5 mai 1821, prête curieusement à polémique. Faut il commémorer ce bicentenaire ?

 

Horace Vernet, Apothéose de Napoléon à Sainte-Hélène, mi 19e, Paris, musée Carnavalet.

 

Disons-le tout de suite : je ne suis pas un fervent admirateur de Napoléon Bonaparte. Beaucoup le sont : aujourd’hui encore, « l’ogre de Corse »  (j’aime bien le surnommer de ce sobriquet propagé, je crois, par la propagande anglaise) a ses admirateurs. J’en ai quelques uns autour de moi et jusque dans ma propre famille…Tiens, j’en profite pour les saluer ! Tous ceux-là, et beaucoup d’autres, ont une tendresse plus ou moins vive pour Napoléon, le premier, « le grand » comme dirait Victor Hugo.

Je trouve pour ma part que les Français ont toujours bien de l’indulgence pour ce grand génie militaire (certes, cela on ne peut lui enlever) qui n’aimait rien tant que la guerre, et imposa à son pays 15 ans de dictature militaire qui laissèrent exsangues et ruinées la France et une partie de l’Europe.

D’ailleurs, à l’étranger, ce grand homme ne jouit pas de cette même indulgence. Il n’est même pas besoin d’aller en Angleterre pour trouver de lui des portraits bien moins flatteurs : en Allemagne, en Europe centrale ou dans la péninsule ibérique – où les Espagnols appellent « guerre d’indépendance » cette période d’ « occupation française »… Ambitieux jusqu’à la démesure, peu économe du sang des hommes, autoritaire, rétrograde, guerrier violent, sans parole et sans pitié, avide de pouvoir et de conquêtes... Non, vraiment, Bonaparte n’a pas si bonne presse.

Et voilà qu’en France même, depuis quelques temps, on lui fait un autre reproche qui l’aurait sans doute étonné : on lui reproche d’avoir rétabli l’esclavage. Et pour cette raison, la commémoration même des 200 ans de sa mort est remise en question.

C’est excessif. Avec tous ses défauts (mais quelle personnalité n’en a pas, surtout si elle a dirigé un Empire ?), il reste l’un des dirigeants les plus remarquables de notre pays. Pourquoi n’évoquer que la question du rétablissement de l’esclavage, alors qu’on pourrait lui reprocher tant d’autres choses ? Alors pourquoi contester la commémoration au nom de ce rétablissement, et pas au nom des innombrables victimes des batailles d’Eylau ou d’Iena, ou de la campagne de Russie ? Pourquoi pas au nom des milliers de victimes civiles massacrées lors de l’invasion de l’Espagne ? Pourquoi pas au nom des millions de familles endeuillées par les 15 ans des guerres napoléoniennes ? Les arguments ne manqueraient pas. Pourquoi n’évoquer que le rétablissement de l’esclavage ?

Avoir rétabli l’esclavage, nous sommes tous d’accord, « c’est mal ». On oublie tout de même qu’il l’a également aboli en 1815, est-ce un détail ? Et puis surtout, de nos jours on commémore tout – et « commémorer », précisons bien, ne signifie pas « célébrer ». On commémore les 150 ans de la Commune, on commémore la Première Guerre mondiale (son début, son milieu et sa fin), on commémore la première bombe atomique – enfin bref on commémore tant d’événements discutables et parfois très fâcheux. Et on ne commémorerait pas la mort de Napoléon Ier ? Mort dramatique, rappelons-le, sur le rocher de Sainte-Hélène, et ce « 5 mai » devint dès à l’époque une date de commémoration. A ce titre, la commémoration fait elle-même partie de notre histoire… et explique l’accession au pouvoir, 30 ans plus tard, de son neveu Napoléon III.

L’histoire est un enjeu politique : on le savait déjà. Ces débats autour de la commémoration du 5 mai 1821 le montrent une nouvelle fois. C’est pour des raisons idéologiques bien actuelles que certaines écoles de pensée s’en prennent à elle. Mais questionner, débattre, examiner : les commémorations sont, justement, faites pour cela. Alors qu’interdire, effacer, empêcher le débat et la réflexion, ne peut être que nocif et nuisible à tous. Ne laissons pas la « cancel culture » empêcher les commémorations des 200 ans de la mort de Napoléon.

 

Commémorer les 15O ans de la Commune de Paris ?

13 avril 2021

Les 150 ans de la Commune de Paris sont commémorés en ce moment. L'occasion de réfléchir un instant au sens des commémorations de cet épisode sanglant des débuts de la Troisième République.

 

Photomontage mettant en scène l'exécution des « otages de la Commune » avant leur exécution sur le chemin de ronde de la Grande Roquette, le 24 mai 1871 (Ernest-Charles Appert, 1871, musée Carnavalet, PH380006)

 

Les 150 ans de la Commune de Paris sont commémorés en ce moment. Une exposition a ainsi été réalisée par le Comité d’histoire de la ville de Paris, avec la contribution de l'association des Amies et Amis de la Commune de Paris.

On peut bien sûr comprendre l'enthousiasme que suscite la commémoration d’une page révolutionnaire de l’histoire de France et de l’histoire de Paris, qu’on sait riche en soulèvements et en insurrections.

On peut comprendre aussi cet espèce de romantisme que suscite ces révolutions manquées, ces grands soirs qui n’ont pas vu le jour.. Le romantisme révolutionnaire a encore de beaux jours devant lui.

Comme les amours, les révolutions inachevées sont toujours plus belles que celles qui ont réussi. Elles ont pour elle le lyrisme et la joie des lendemains qui chantent. Alors que celles qui ont réussi, quelles qu’elles soient du reste, traînent leurs lots de noirceurs et de violence – mais surtout, la banalité, la mesquinerie, la trahison même des idéaux qui les avaient fait naître. Le visage juvénile d’un Che Guevara sur les tee-shirts du monde entier sera toujours plus exaltant que le vieux barbon qu’était devenu Fidel Castro (qui a un portrait de Castro grabataire sur son tee-shirt ?).

Sans la partager, je comprends la ferveur de certains pour la Commune de Paris, fauchée en plein envol, en pleine jeunesse, gorgée d’espérances avant d’avoir pu les accomplir. Ferveur, c’est le mot, tant il confine presque à l’amour, comme dans le livre que vient de publier ma camarade Ludivine Bantigny (La commune au présent, une correspondance par delà le temps) où elle s’affranchit pour une fois de la rigueur scientifique pour se risquer à écrire rien de moins que des lettres ( et même des « lettres d’amour ») à certains communards

Pourtant, des troubles et des émeutes révolutionnaires, c’est peu dire que Paris en aura connu au cours des siècles : de la Saint-Barthélémy à la Ligue, de la Fronde au 14 juillet, des journées de 1830 à celles de 1848, de 1944, de 1968… Paris, ville populeuse, bouillonnante et incontrôlable, dont le pouvoir central n’a cessé de se méfier, quitte à s’en éloigner dans les châteaux de la Loire ou à Versailles.

Mais pourquoi s’émouvoir davantage des communards, que de leurs prédécesseurs ? Les ligueurs ou les frondeurs, passe encore : depuis le 16e ou le 17e siècle, le temps a fait son œuvre, et pour révolutionnaires et exaltés qu’ils aient été, ces agitateurs ne touchent plus aussi directement nos consciences individualistes du 21e siècle.

Les révoltés de la Révolution ou du 19e pourraient davantage nous parler… On ne leur écrit pourtant pas de lettres d’amours, à ceux-là : et pourtant, ils ont payé de leur sang, eux aussi. Et les milliers, les dizaines de milliers de victimes de la répression de juin 1848 ne sont pas beaucoup anciennes que celles de 1871 !

Une première raison : les insurgés de la Commune ont été particulièrement mis en avant par la doxa communiste, qui en faisait un épisode majeur de la lutte des classes. Plus d’un siècle de propagande marxiste-léniniste, cela a laissé des traces dans les esprits de l’intelligensia française…

Mais il y a autre chose. S’enthousiasmer pour les Communards, exalter la « République sociale » que certains appelaient de leurs vœux, permet de gommer un fait têtu, et déplaisant pour tous ceux (et ils sont nombreux, sur l’actuel échiquier politique) qui ne cessent d’en appeler aujourd’hui à la « République » et aux « valeurs républicaines ».

 Ce fait têtu, c’est que c’est bien la République, justement, nouvelle encore mais déjà bien établie depuis 9 mois (septembre 1870), qui écrase la Commune en mai 1871. Qui exécute des milliers d’insurgés, et en déporte des dizaines de milliers d’autres. L’assemblée était composée de tendances royalistes et bonapartistes ? Certes. Durant 40 ans encore, il y aura des députés royalistes et bonapartistes, parfois fort nombreux, dans les assemblées de la IIIe République, et on ne dira pas pour autant que les mesures prises n’étaient pas républicaines…

Il faut admettre ce fait dérangeant : c’est la République qui a « fait couler le sang du peuple ». Et ce massacre a même été fondateur du nouveau régime. La République n’était plus, tout à coup, un régime insurrectionnel qui faisait peur aux bourgeois et aux paysans, mais un régime stable partisan du maintien de l’ordre et capable de le rétablir. Pas de progrès sans ordre. Le sang des communards a fondé la République. Quelques années plus tard, la conquête coloniale sera un autre fait d’arme fondateur du nouveau régime.

Voilà pourquoi il est bien tentant de s’enthousiasmer pour les Communards, en espérant en faire des héros de la République tombés pour leurs idées face à la « réaction ». Mais notre République, elle était là et bien là, derrière les fusils des « Versaillais ». Et l’écrasement des Communards, qu'on le veuille ou non, fut son acte de baptême.

 

ACTUALITES

Février 2021 :

"Les sources de la traite négrière rochelaise",  Justices et esclavages,publié par l'Association française pour l'histoire de la justice (La Documentation française, 2021)

sous la direction de Jean-Paul Jean et alii, avec les contributions de Claude Gauvard, Denis Salas, Denis Poton de Xantrailles, Pascal Even, El Hadj Malick Sow...

https://www.lgdj.fr/justice-et-esclavages-9782111572973.htm

 

 

19 décembre 2020 : interview au journal 19-20 de France 3 pour l'ouvrage La Charente-Maritime d'Antan :

 

  https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/emissions/jt-1920-poitou-charentes

 ( à partir de 7'38).

  article du 23 décembre 2020 dans Sud Ouest :

https://www.sudouest.fr/2020/12/23/la-charente-maritime-en-cartes-postales-8220532-4778.php

 

vendredi 13 septembre 2019 :

château de Versailles, conférence débat autour d'"Henry, roi de Navarre" (Geste éditions). Rendez-vous à 16h au grand café d'Orléans :

nombre de places limitées... Réservation souhaitable. Plus d'informations sur :https://billetterie.chateauversailles.fr/cafe-discussion-la-saga-des-bourbons-louis-gilles-pairault-visite-conference-versailles-13-septembre-2019-css5-chateauversaillesadherent-pg101-ri6472685.html

 

 juillet 2019 : sortie officielle du jeu "Paris 1919 : à vous de gagner la paix !"

en collaboration avec Stéfan Crisan, aux éditions Asteroïd games

labellisé par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale et la Mission aux Commémorations nationales

 www.asteroid-games.com

 

 

mai 2019 sortie de Memoires d'un officier de marine négrier

(sous la dir. de L.-G. Pairault et A.-M. Luc)

 Prochaines présentations de l'ouvrage :

- dimanche 12 mai à 15h au Musée du Nouveau Monde (rue Fleuriau, à La Rochelle)

 - mardi 14 mai à 18h aux Archives départementales de la Charente-Maritime :https://archives.charente-maritime.fr/actualites/conference-memoires-dun-officier-marine-negrier

 

 

novembre 2018 : sortie de l'ouvrage collectif : Entre terres et mers, la Charente-Maritime dans la Grande Guerre (Geste éditions), direction : Mickael Augeron, Sylvie Denis et Louis-Gilles Pairault

octobre 2018 : présentation du roman "La Saga des Bourbons, Henry, roi de Navarre (Geste éditions) au Rotary club (La Rochelle) : http://www.rotary-17aunis.fr/pdf/2018/bu_181018.pdf?fbclid=IwAR2b0ChgelvENrZfv-VxaQRNlskgKCX0huktB9NFU2g9qmPU-IjinID2tkE

 

Juillet 2018 : présence au salon du livre de l'ile de Ré (21-22 juillet au Bois-plage en Ré) pour le roman "La Saga des Bourbons, Henry, roi de Navarre (Geste éditions).

Juin 2018, sortie de "La Saga des Bourbons, Henry, roi de Navarre" (Geste éditions). 

 Avril 2018 à Nice, séminaire de simulation historique autour du Traité de Versailles de1919 .Ce séminaire est organisé en partenariat avec l'EDHEC Business School.

 

Mars 2017 en banlieue parisienne et à Nice : séminaires de simulation historique autour du Traité de Versailles de1919.Ce séminaire est organisé en partenariat avec l'EDHEC Business School et les Archives départementales de l'Essonne. Film sur ce séminaire qui s'est déjà tenu en 2015 aux Archives Nationales: https://www.youtube.com/watch?v=gCluGgiQjbk

 13 février2017 : "Quand Nice devint française, la dernière conquête de Napoléon III", conférence donnée au Palais des Congrès de Rochefort sur Mer.

  13 janvier 2017, "Les richesses des fonds des Archives départementales de la Charente-Maritime, conférence donnée à La Rochelle.

11 juin 2015 : "Berlioz, héros romantique", conférence donnée au Palais des Congrès de Rochefort sur Mer.

 6 décembre 2014 : "Napoléon III et le Comté de Nice", conférence donnée au Cercle militaire de Rochefort sur mer

  Samedi 1er juin 2013, de 10h à 19h, Salon du Livre de Saint-Cyr l'Ecole, Lycée Militaire de Saint-Cyr l'Ecole (Yvelines).

Mardi 21 mai 2013,"Le Choix des Couleurs, quand Nice devint française", conférence donnée à l'invitation de la Société des Arts et Lettres des Alpes-Maritimes, au Musée d'Art Moderne et d'Art contemporain,de Nice. 

Samedi 4 mai 2013, Salon du Livre de Monaco, Auditorium Rainier III, boulevard Louis II.

Mardi 26 mars 2013, "Le mode de vie des Niçois en 1860", conférence prononcée à l'invitation de l'Association "Nissart per Tougiou" à Nice.

jeudi 7 mars 2013, rencontre à La Roque d'Anthéron (Bouches-du-Rhône), à l'invitation de l'Association Quai du sud.

 

Vendredi 15 février 2013, Médiathèque de Cannes : rencontre autour du roman "Le Saut des Français" (Ed. Ouest-France) (avec la participation d'Alain Ruggiero, maître de conférences à l'Université de Nice Sophia-Antipolis).

 

 

 

 Samedi 2 février 2013, "L'Ordre de Malte et le Comté de Nice", autour du roman "Le Voyage de Malte", conférence donnée au Théâtre de la Photographie et de l'Image boulevard Dubouchage) à Nice.

 

 

 

 

 

 

samedi 19 janvier 2013, présentation du roman "Le Choix des Couleurs" devant le Cercle Dante-Alighieri de Cannes (en compagnie d'Alain Ruggiero, maître de conférences à l'Université de Nice-Sophia-Antipolis)

mardi 11 décembre 2012, présentation du roman "Le choix des couleurs à l'invitation de la Société des Sciences, Lettres et Arts des Alpes-Maritimes à Nice.

Samedi 2 et dimanche 3 décembre 2012, Salon du Livre de Roquebrune-Cap Martin (Alpes-Maritimes).

Samedi 17 et dimanche 18 novembre 2012, Salon du Livre de Toulon (Var). 

Samedi 6 et dimanche 7 octobre 2012 Salon du livre de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) :

1er octobre 2012 sur France 3, journal régional de 19h : interview de L.-G. Pairaultà propos de son roman "Le Saut des Français :voir le reportage :http://www.francetv.fr/culturebox/le-saut-des-francais-une-petite-histoire-pour-mieux-raconter-la-grande-119133

mardi 2 octobre 2012, rencontre autour du roman "Le Saut des Français" à la librairie Masséna, à Nice ((avec la participation de Marc Alpozzo, critique littéraire au "Magazine des livres").

26 septembre 2012, présentation du roman "Le Saut des Français à la Bibliothèque municipale Louis Nucéra, à Nice (avec la participation de Marc Alpozzo, critique littéraire au "Magazine des livres").

 Italie, 2 mai 2012 : conférence  à Savona, Ligurie) à propos du roman "Le Choix des Couleurs", à l'invitation de la Società Italiana dei Francesisti, à la Mairie de Savona (Ligurie, Italie).

ALGERIE : 23-30 avril 2012 ; invitation dans le cadre de la coopération culturelle franco-algérienne, à l'Institut français de Constantine.


 

  Jeudi 25 janvier 2012, Consulat général d'Italie à Nice :

(de gauche à droite : L.-G. Pairault, Alain Ruggiero et S. Exc. Luciano Barillaro, consul général d'Italie lors du débat au Consulat général).

autour du roman "Le Choix des Couleurs"  au Consulat Général d'Italie,lors de la journée d'étude consacrée à "La Contea di Nizza alla vigilia dell'Unità d'Italia, Società e identità culturali". Consulat Général d'Italie, 72, boulevard Gambetta, Nice.

ITALIE : Vendredi 25 novembre 2011, à 18h,   : Dans le cadre des festivités du 150e anniversaire de l'Unité de l'Italie, présentation du roman "Le Choix des couleurs", à l'invitation de l'Alliance Française de Cuneo (Coni, Piémont, Italie). Vendredi 25 novembre, à 18h, Entrée libre dans la limite des places disponibles. Alliance Française de Cuneo, 3, Piazza Boves. CUNEO. tél. : (00 39) 171/500391 ou (0039) 172 69 17 15.

mardi 8 novembre 2011, à 14h30, autour du livre "De l'abeille au ruban bleu" , au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain (MAMAC) de Nice

Samedi 18 et dimanche 19 juin 2010, Festival du livre de Nice

 samedi 7 mai 2010, Salon du livre de Saint-Laurent du Var (Alpes-Maritimes).

samedi 23 octobre 2010, présentation officielle du coffret "Nice, mémoires d'une ville" (Editions Mémoires millénaires), comprenant 4 romans dont le dernier paru est "Le Choix des couleurs", au Musée Masséna à Nice.

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